Qu'en est-il aujourd'hui des trafics d'organes ?

Avec cet article, je vous propose un nouvel éclairage de mon roman, Ludovic et le voleur de regard. Les trafics d’organes sont au cœur de cette histoire. Eh oui ! je vous dévoile un peu de l’intrigue, mais c’est pour aborder un sujet qui l’est trop peu à mon goût. N’ayez crainte, dans mon roman, je traite ce terrible fléau de manière à solliciter votre conscience sans la heurter.

Le trafic illégal d’organes est un phénomène mondial.

 

Pourquoi existe-t-il des trafics d’organes ?

En raison des besoins désespérés en greffes d’organes, un marché criminel transnational et lucratif permet à des demandeurs d’organes d’acheter des organes de donneurs. La pauvreté et la précarité poussent certaines personnes à vendre leurs organes. 

Trafic d'organes

Quel est l’organe le plus demandé ?

Le rein, avec 3 232 opérations réalisées, devant les greffes de foie et celles de cœur. Tous les Français n’en ont pas conscience, pourtant nous sommes tous concernés par le don d’organes. En effet, la loi française actuelle fait de chacun de nous un donneur d’organes présumé.

Trafic d'organes

Petit tour d'horizon

 dans le monde

L’achat et la vente d’organes depuis un donneur en vie sont une pratique interdite dans de nombreux pays.

  • Sur le plan international, la déclaration d’Istanbul sur le trafic d’organes et le tourisme de la transplantation, rédigée à l’issue du sommet de mai 2008, a condamné ces pratiques, rappelle-t-on. Elle encourage les pays signataires à lutter contre ce phénomène. 

Le trafic d’organes compte pour 10 % des 70.000 reins transplantés chaque année à travers le monde. La Chine, l’Inde, le Pakistan, l’Égypte, le Brésil, les Philippines, la Moldavie et la Roumanie sont les pays où le trafic est le plus important.

  • L’Iran est le seul pays au monde dans lequel la vente d’organes est légale. Malgré la légalisation du système, les dérives continuent. Dans un pays touché par la misère économique, des bandes au sein du pouvoir contrôlent le marché du commerce d’organes.
 en France
  • En France, la vente d’organes est interdite et le don d’organes est très réglementé. À cet effet, le trafic d’organes fait l’objet d’une lutte internationale par les autorités gouvernementales et non gouvernementales. 

    Le recours au trafic d’organes par des patients français reste une pratique très marginale, selon l’enquête annuelle de l’Agence de la biomédecine publiée dans son rapport d’activité 2009.

    Toujours en 2009, on dénombre quatre patients greffés à l’étranger et suivis en France dont trois ont déclaré avoir rémunéré le donneur.

    « Ces résultats confirment que cette pratique, bien qu’elle ne soit pas inexistante, reste très marginale en France », constate l’agence dans son rapport.

    Je n’ai pas trouvé sur le Net de rapport plus actuel.

Quels problèmes poserait l’instauration d’un marché libre d’organes ?

Personne ne propose cela. La problématique d’un marché libre, c’est que le prix varie avec l’offre et la demande. Ce seront toujours des gens riches qui achèteront des organes à des gens pauvres, à bas prix. Même dans un marché très régulé, il faudrait pouvoir instaurer un système non stigmatisant, où la vente de ses organes ne serait pas connotée négativement. C’est envisageable, mais beaucoup plus difficile à garantir que la sécurité clinique. Ensuite, la somme perçue devrait être proportionnelle au sacrifice consenti et permettre d’améliorer substantiellement la vie du donneur. En pratique, la principale raison de vendre l’un de ses organes est de rembourser un créancier. Dès lors que les mécanismes structurels qui ont conduit à l’endettement sont toujours en place, la somme reçue ne permet jamais de sortir durablement de ses dettes. Certaines études ont d’ailleurs démontré qu’en général les donneurs se retrouvent dans une situation financière identique, à peine un an après la transaction, mais sans plus rien avoir à vendre… Il est difficile d’imaginer une réglementation internationale qui autoriserait la vente d’organes tout en évitant cette situation.

Quelles sont aujourd’hui les pistes pour lutter contre le trafic d’organes ?

Trafic d'organes

Il faut pouvoir augmenter le nombre d’organes à disposition. Tant que les listes d’attente persisteront ou continueront à s’allonger, le marché noir existera. Tout ce qui est entrepris pour diminuer ces listes réduit directement la pression sur les victimes potentielles de trafic. Les États doivent se donner les moyens de faciliter le don d’organes. Aux États-Unis par exemple, une case à cocher à ce sujet figure sur le permis de conduire de certains États. Ainsi, se prononcer ne coûte plus grand-chose au citoyen ni en termes de temps ni de réflexion.

Mon deuxième roman, Ludovic et le voleur de regard, est né de la rencontre que j’ai faite avec un couple de drogués qui maltraitait ses deux chiennes et plus particulièrement celle qui appartenait au jeune homme, une labrador noire. Le thème du trafic d’organes s’est imposé à un moment donné du récit, sans vraiment de rapport avec cette pauvre chienne, si ce n’est la domination malfaisante de certains êtres humains sur leurs semblables ou sur les animaux.

Si cela n’est pas déjà fait, je vous invite à lire ce deuxième roman, et à me donner votre avis sur ce terrible sujet qu’est le trafic d’organes, en commentaire sous cet article.

Prenez soin de vous !

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